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Vélo électrique : avec le vélotaxi, de nouvelles professions émergent

Vélo électrique : l’avenir du taxi

Le vélo électrique est un moyen plus confortable et écologique pour transporter les touristes

Le vélo c'est toute sa vie. À bord de son tricycle, Paul vous transportera avec plaisir là où bon vous semble.
Lui, devant pédale, et vous, derrière, confortablement installés sur la banquette. À bord du tricycle Cyclocab, sorte de pousse-pousse nantais, Paul vous conduit où bon vous semble dans un rayon de 5 à 7 km dans le centre de Nantes. Le tout sans effort ou presque puisque son tricycle bénéficie d'une assistance électrique lui permettant d'avancer allégrement malgré les 100 kg de l'engin sans compter les passagers et leurs bagages éventuels. Même les montées tant redoutées de la rue du Calvaire ou de Crébillon ne lui font pas peur. Et n'allez surtout pas lui évoquer l'image du bon vieux colonialisme, l'indigène transportant le colon, Paul n'en a cure : « Je m'en fous des vieux réacs qui osent parler d'esclavage ». Vous voilà rassuré, inutile donc de culpabiliser. Car s'il transporte quotidiennement des gens à la force du mollet, c'est pour le bien de tout le monde. « Je rends service à la communauté car notre mode de transport est non-polluant mais en plus il égaye le paysage et donne le sourire aux gens que nous croisons » insiste-t-il. « Quand j'amène une grand-mère qui ne peut se déplacer faire des courses, quand je vais chercher des gens à la gare ou lorsque je conduis des enfants au centre de loisirs, je me sens indispensable. Et pour toutes ces courses, c'est une voiture qui reste au garage. » Une victoire pour Paul : « Ce qui me choque, c'est la place que prend l'auto dans la ville. Imaginez la révolution de notre cadre de vie si l'on enlevait les voitures de la cité pour remplacer les parkings par des espaces verts. »

Vélo électrique : le plaisir avant tout

Le vélo électrique est aussi un moyen de transport passionnel et générationnel

Il ne bouge qu'en vélo
Mais c'est aussi pour son propre plaisir. Car chez Paul Cahurel, le vélo c'est toute sa vie : « Depuis toujours, le vélo reste mon seul moyen de locomotion. » Un héritage familial. « Quand on partait en vacances en famille, on y allait à vélo. Puis nous sommes partis plusieurs fois aux Pays-Bas. Là-bas, les pistes cyclables sont prioritaires et ce sont les voitures qui s'arrêtent devant les deux roues. » Paul a découvert Cyclocab lors de la fête du vélo en 2001 sur les berges de la Divatte. Le projet l'a séduit et il n'est pas prêt de quitter cette association. « Au début je le faisais bénévolement. Maintenant je suis payé. Alors, c'est génial. »

Société de fainéants
Bien plus qu'un simple chauffeur à vélo, Paul milite pour augmenter la place des deux roues dans notre société. « Ce mode de transport peut révolutionner une société. On est dans une société de fainéants où tout est mâché, où tout ce qui sert à se déplacer est motorisé. Moins on en fait et mieux on se porte. » Et bien justement, Paul et son vélotaxi vous permettent de moins en faire en vous déplaçant confortablement installé dans son tricycle. Sans aucun effort.

Un tricycle comme celui de Cyclocab coûte la bagatelle de 8 500 €, il roule à 25 km/h de moyenne.

Auteur : François Desplans

PORTRAIT. Paul Cahurel est l'un des deux conducteurs du Cyclocab

Source : Presseocéan.fr

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