14Sep 110

Qualité de l’air : Paris reçoit un D !

Plusieurs associations et ONG allemandes se sont réunies en mars 2009 pour entamer une campagne au niveau européen afin de promouvoir un air plus pur dans les grandes villes du vieux continent. Baptisée Soot-free for the climate !, cette campagne a pour but de montrer qu’il existe des mesures efficaces pour lutter contre la pollution et, partant de là, d’effectuer un classement des bons élèves en Europe.

Chaque grande ville d’Europe s’est vu envoyer un questionnaire et a été l’objet de mesures prises par les responsables du projet. A partir d’un barème de points, le programme attribue ensuite une note, entre A et F à chaque participant.

Malgré son système de transport en commun performant et qui se développe avec les nouvelles lignes de tram et le lancement d’Autolib’, Paris obtient un médiocre D, soit la dernière place avant le terrible F attribué aux cancres que sont Bruxelles, Londres, Madrid ou encore Milan et Rome. Sur le podium, Berlin s’attribue la première place, suivie par Copenhague et Stockholm, notées respectivement B, B- et B-.
L’autre représentant français, Lyon, obtient un D+ qui le hisse à la 7e place du classement.

Les neuf mesures préconisées dans le cadre de Soot Free, et qui forment la base de son étude comparative, sont les suivantes : Réduction des émissions de particules polluantes ; mise en place de zones à faibles émissions ; utilisation de véhicules propres dans les transports publics ; limitation des émissions par les sources mobiles non-routières (comme les véhicules de construction, ou les trains) ; mise en place de motivations économiques (comme les zones de parking payantes) ; une politique compartimentée à long terme du trafic et de la mobilité ; promotion des transports publics ; promotion de la marche et du vélo ; politique environnementale transparente.

Le rapport a notamment apprécié la mise en place des trois zones tarifaires pour le stationnement dans la capitale, ainsi que la qualité de son réseau de transport en commun, et les efforts faits en matière de promotion de la marche et du vélo. Par contre, Paris a été mal notée en ce qui concerne l’évolution des émissions de particules polluantes. Le rapport note ainsi que des mesures effectuées Place Victor Basch dans le 14e entre 2005 et 2009 ont montré que le nombre de jours annuels atteignant un pic d’émission de ces particules est passé de 50 à 91. Même constat aux Halles (1er) avec un rapport de 1 à 23. Par ailleurs, l’absence de zones à basse émission a également pénalisé Paris et Lyon, mais ces deux villes seront parmi celles sélectionnées pour la mise en place de zones d’actions prioritaires pour l’air (Zapa), dès 2012. De quoi espérer obtenir un C l’an prochain ?

Mercredi 14 septembre 2011,

Source : Evous.fr
Auteur : Morgan Le Moullac

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