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Rêvons un peu…

A Copenhague, les cyclistes auront leurs "véloroutes"

Copenhague, qui aspire à devenir la capitale la plus accueillante pour les vélos, a mis en chantier des "véloroutes" afin d'inciter de plus en plus d'automobilistes à laisser leur voiture au garage et à enfourcher leur bicyclette.

L'engouement pour le vélo est tel que certaines pistes cyclables ne suffisent plus à écouler le flot de cyclistes. Ainsi chaque jour, jusqu'à 36.000 cyclistes se faufilent tant bien que mal sur Noerrebrogade, l'une des artères principales de la ville où se forment, aux heures de pointe, de véritables bouchons de deux-roues.

"On se bat au coude à coude pour avancer et certains cyclistes ne sont pas toujours attentionnés", se plaint Lea Bresell, une étudiante de 22 ans.

C'est justement là que la municipalité a décidé de lancer son projet: piste cyclable élargie jusqu'à 4 m et artère réservée presque uniquement aux bus de la ville. Le but, faire de Noerrebrogade "la plus grande rue cyclable d'Europe", annonce le "Monsieur vélo" de la mairie, Andreas Roehl.

"L'idée d'établir des "autoroutes cyclables" arrive à point nommé car les pistes de la capitale sont surchargées par de plus en plus de gens qui veulent prendre leur vélo, par tout temps", estime le porte-parole de la Fédération danoise des cyclistes, Frits Bredal.

Alors que dans les années 60, "l'automobile était le symbole de la liberté, le vélo a repris aujourd'hui le même symbole, devenant un moyen de transport utilisé par toutes les classes, y compris par les politiques", constate-t-il en référence au Premier ministre Lars Loekke Rasmussen qui s'est rendu en 2009 à Paris à bicyclette.

En effet, "c'est une très bonne idée qui rendra la vie encore plus difficile pour les automobilistes et plus aisée pour les deux-roues. Cela pourrait inciter les banlieusards encore "accros" à la voiture à enfourcher leur vélo pour aller à Copenhague", s'enflamme Lea Bresell.

Car la mairie prévoit aussi de relier le centre-ville à la banlieue par de telles "super-pistes" cyclables, dans le cadre de sa politique du vélo où elle y a déjà consacré 250 millions de couronnes (33,6 millions d'euros) en infrastructures cyclistes entre 2006 et 2010, et une enveloppe supplémentaire de 75 millions de couronnes y a été attribuée pour 2011.

Il faut dire que la capitale danoise compte 390 km de pistes cyclables et plus de vélos (560.000) que d'habitants (519.000).

Déjà 37% des habitants de l'agglomération se rendent au travail ou à l'école à vélo, un pourcentage qui atteint 55% pour les résidents de la capitale intra muros.

"Mais nous voulons faire plus, passer le cap de 50% des banlieusards en 2015", affirme M. Roehl.

D'où l'idée de voies express larges parsemées de station-services pour gonfler ses pneus, réparer sa chaîne ou boire un verre d'eau, et équipées de feux synchronisés avec priorité pour les cyclistes, afin d'acheminer les banlieusards à Copenhague "rapidement et en toute sécurité", explique-t-il.

Les deux premières routes pilotes ouvriront fin 2011 dans un rayon de 15 km autour de Copenhague et une troisième, de 20 km, sera mise en service en 2012.

Mais il est important que le reste du Danemark, où l'on compte 4 millions de vélos pour 5,5 millions d'habitants, "suive l'exemple de Copenhague", souligne M. Bredal en notant que la Fédération des cyclistes avait lancé des campagnes pour "encourager les Danois à, partout, se rendre à vélo au travail".

Les grandes villes de province comme Aarhus, Odense et Aalborg préparent, elles-aussi, leurs "autoroutes cyclables".

"Une initiative bonne pour l'environnement, la santé, qui permet de décongestionner le trafic automobile et de mieux respirer dans les villes", selon la chef du projet "super pistes" à Copenhague, Maria Helledi Streuli.

(©AFP / 30 octobre 2010 06h16)

Sources : ROMANDIE NEWS

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